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L'enseignement spécial a 40 ans et rentre aussi



L'enseignement spécial a 40 ans et rentre aussi
Ce type d'enseignement conçu pour les enfants handicapés a tout juste 40 ans. 32 000 élèves fréquentent aujourd'hui les 250 établissements que compte la Communauté française.
Les enfants qui fréquentent cet enseignement sont des enfants souffrant de troubles du caractère, de déficiences mentales ou physiques ou, tout simplement, hospitalisés.

Il y a 40 ans, les enfants handicapés n'avaient pas accès à un enseignement adapté. Nandy Mahieux, directrice de l'école pour enfants autistes Nos Pilifs : "L'enfant handicapé ou l'enfant différent n'avait pas la même place qu'il a dans la société actuellement. Les enfants étaient chez eux, les parents n'osaient pas en parler, voilà. Donc lorsque nous avons ouvert en 1971, nous avons démarré avec 7 enfants."

L'école accueille aujourd'hui 50 enfants encadrés par 30 membres du  personnel mais le manque de places pour les enfants qui souffrent d'un handicap mental ou physique, est criant : "Il y a un manque crucial de places puisqu'à ce jour nous avons refusé 51 enfants et tout est bouché."
Les instituteurs ont une formation spécifique. Ils ne comptent pas leurs heures mais ils ne changeraient pour rien au monde leur classe pour des enfants ordinaires, comme ils disent, même si leur travail demande beaucoup de patience. Pascal, instituteur de la classe des Caméléons épingle une première qualité de l'instituteur dans le spécial : "La patience et le fait de croire vraiment en chaque enfant et d'essayer d'attirer à lui ce qui est le mieux, ça peut être une chose qui peut de l'extérieur, paraître insignifiante mais qui est le travail de toute une année. Pour nous, c'est une joie profonde."

Chez Nos Pilifs, on accueille aussi des enfants autistes et pour eux, la rentrée est plus perturbante que pour d'autres enfants. Pascal, instituteur : "Les vacances, les enfants avec autisme, c'est un moment où finalement, on perd tous les repères. (...)  Il faut que tout soit clair pour eux, pour qu'on ne crée pas non plus une certaine source d'angoisse".
Ici, les classes sont conçues pour rassurer et structurer l'enfant : "Les enfants dès qu'ils rentrent, ils ont un tableau, on met des images parce que c'est la première chose que l'enfant comprend, donc l'enfant sait très bien que dès qu'il voit cette photo-là, il doit se mettre à son travail, à sa table individuelle. Chaque enfant en fait a sa propre photo, comme ça, il voit bien que c'est une place qui lui est dédiée, qui lui est personnelle. Il faut que les enfants sachent exactement où ils sont et s'ils sont là, ce qui va se passer. Le matin, on a un accueil qui est une sorte de rituel assez important. Les rituels sont aussi très importants par rapport à l'autisme, pour les sécuriser. Ils vont commencer par dire bonjour à chacun des enfants de la classe, parce que certains enfants avec autisme, peuvent passer une journée entière sans se rendre compte qu'il y a d'autres personnes dans la classe."

Les classes sentent la peinture fraîche. Les photos des enfants sont affichées au-dessus de leur petit bureau, leur école les attend.

http://www.rtbf.be/info/belgique/enseignement/lenseignement-special-a-40-ans-et-rentre-aussi-250154 http://www.rtbf.be/info/belgique/enseignement/lenseignement-special-a-40-ans-et-rentre-aussi-250154



Jeudi 16 Septembre 2010
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